La Vulvodynie

La vulvodynie est une pathologie douloureuse chronique de la vulve, plus fréquente chez les femmes jeunes. Dans plus de 75 % des cas, elle débute avant 35 ans.

C’est la première cause de dyspareunie orificielle (douleur persistante lors de la pénétration). Selon l’ISSVD 1988 (International Society for the Study of Vulvar Disease), la vulvodynie se définit par un inconfort vulvaire, sous la forme de brûlures le plus souvent, mais aussi de sensations d’étirements, de picotements, sans lésion visible ni d’atteinte neurologique spécifique. Ces douleurs peuvent être spontanées ou provoquées par un simple contact vestimentaire, généralisées à l’ensemble de la vulve ou localisées à une zone dite « gâchette » hyper-sensible.

Les femmes souffrant de vulvodynie ont des troubles musculaires associant une hypertonie des muscles périnéaux, très réactifs aux stimuli émotionnels et une hypertonie vaginale, participant à la douleur. A l’heure actuelle, il n’y a pas de cause identifiée à cette pathologie.

Le fait de poser le diagnostic, de mettre un nom sur ces douleurs vulvaires chroniques, rassure la patiente. La prise en charge doit être multidisciplinaire et coordonnée entre un kinésithérapeute spécialisé, un gynécologue et un psychothérapeute, si la patiente en fait la demande.

L’utilisation de traitements locaux anesthésiant et hydratant est recommandée. Mais la clef du traitement repose sur la kinésithérapie vaginale et périnéale.

Elle agit sur la douleur et sur la tension musculaire locale, par la relaxation et les massages. Selon les cas, des anti-dépresseurs à faible dose peuvent être prescrits.

La place de la chirurgie est limitée à deux cas uniquement. Quand l’hymen est épais, réalisant alors un obstacle à la pénétration, on pratique des incisions radiaires de l’hymen.

Quand une bride se trouve entre la vulve et le périnée, on réalise une périnéotomie médiane pour bride postérieure.

Il est fondamental de poursuivre la kinésithérapie par la suite car la chirurgie n’a pas traité la pathologie douloureuse.


Au bout de  plusieurs mois, grâce à cette prise en charge progressive et pluridisciplinaire, on note des améliorations dans plus de la majorité des cas, permettant une réduction de la douleur et une reprise des rapports sexuels.


Publié le 10 février 2016 par Dr. Stéphanie Deis

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